Un régime méditerranéen: alternance crue/étiage

 

Les Paillons ont un régime typiquement méditérannéen alternant les périodes de hautes eaux, appelées crues, et de basses eaux, appelées étiages, pourvant même aller jusqu'à l'assec.

Ariane_02_en_crue_-_2000Ariane_01__secCet article vous présente les caractéristiques hydrologiques des eaux de surfaces.

 

En photos: Quartier de l'ariane à Nice en crue (à gauche) et à l'assec (à droite ).

 

 

 

 

Les crues

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L’hydrologie des Paillons est marquée par des crues extrêmement violentes, quoique rares. La rareté de ces épisodes de crues s’explique tout à la fois par l’influence méditerranéenne et par la morphologie spécifique du bassin versant, peu ouvert aux influences météorologiques marines. En effet, du fait de la barrière montagneuse située au sud et à l’est du bassin, une part importante des précipitations n’atteint pas le cœur de celui-ci avec une pluviométrie moyenne beaucoup plus forte sur la frange côtière sud qu’à l’intérieur du bassin versant. Par contre, les épisodes extrêmes, qui dépassent ces effets orographiques peuvent entraîner de très fortes crues sur le bassin.

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Les plus grandes crues recensées sont intervenues soit à l’automne, généralement de manière concomitante avec les grands bassins régionaux (Var, Durance…), soit de manière beaucoup plus aléatoire au cours de l’année, à l’occasion d’épisodes météo-climatiques extrêmes localisés.  La brutalité des crues des Paillons apparaît comme une constante historique, et aucun élément ne permet de penser que les modifications récentes très sensibles de l’occupation du sol (reforestation, urbanisation, déprise agricole, …) n’aient entraîné d’effet majeur sur les conditions de formation de ces crues ou sur leur vitesse.

Le bassin versant des Paillons à fait l’objet de très nombreuses études, du point de vue hydraulique, principalement liées à des projets de construction d’ouvrages ou à des procédures réglementaires (PER, PPR).

Les principaux désordres recensés suite aux crues sont, de manière générale :2005.12_Crue_dgt_effondrement_berges_Drap_11

  • des érosions de berge dues aux très fortes vitesses d’écoulement ;
  • des affouillements d’ouvrages existants dues aux très fortes vitesses d’écoulement et aux embâcles ;
  • des embâcles au niveau des ponts dus à une ripisylve luxuriante et quasiment pas entretenue ;
  • des débordements dus à un lit non entretenu et une urbanisation importante occupant une partie du lit ;
  • des dysfonctionnements de certains vallons considérés comme ‘sec’ dû à leur colonisation et à leur remblaiement progressif.

Il n’a pas été recensé sur le cours des Paillons de zone d’expansion des crues. Cette absence s’explique par un important relief constituant le bassin et une forte occupation des vallées par l’homme.

 

 

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Les assecs et les écoulements superficiels

 

Zones-dassecs-pngL’écoulement des Paillons se trouvent directement liés aux précipitations (régime pluvial). En raison d’un déficit hydrique marqué en période estivale, tous les cours d’eau subissent des étiages sévères. En revanche, ils réagissent très rapidement aux fortes précipitations printanières et automnales, par des crues souvent brutales et importantes.

Dans la basse vallée, le réseau hydrographique des Paillons subit des diminutions sensibles de son débit pouvant conduire à l’assèchement de certains tronçons lors des périodes de sécheresse, en particulier en été.

Cet état résulte de pertes plus ou moins prononcées des eaux de surface au profit d’écoulement souterrain.  Il s’agit d’un processus d’échange tout à fait naturel qui n’a rien d’exceptionnel, ni de nouveau, mais qui semble accru depuis quelques décennies par les conditions climatique et d’exploitation des ressources en eau du bassin :

  • d’une part une réduction des apports amont, liée au captage des diverses sources de rives, privées de surverse en périodes de pointe,
  • d’autre part une augmentation très importante des prélèvements le long du cours et à l’aval, en liaison avec le développement excessif des forages.

Toutefois certains rejets anthropiques limitent l’impact des assecs avec :
- le Rejet du canal de la Vésubie en Amont du lycée de l'Est
- le rejet de Super Rimier sous le pont autoroutier
- le Rejet de la STEP de Drap Aval de la traversée de Drap

 

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